La décentralisation expliquée en 15 minutes pour monsieur tout le monde

Bien que le grand public entende parler de plus en plus de blockchain et cryptomonnaies, les fondements politiques et philosophiques ne sont encore discutés pour l’instant qu’au sein de communautés de passionnés. Je pense que la décentralisation apporte avec elle un changement de paradigme qui mérite bien plus de couverture médiatique que le cours du bitcoin.

Il y a quelques mois, j’ai réalisé que je n’avais pas tout compris à la décentralisation. J’avais cerné la base du concept, mais je n’arrivais pas à envisager les ramifications sociales et politiques de celui-ci. Alors j’ai fait mes recherches et il est désormais temps de partager ce que j’en ai compris.

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LES MÉDIAS AIMENT LES PESSIMISTES

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Sur la pancarte d’Homer: « La fin est proche » – The Simpsons: Saison 16, Episode 19 – Thank God it’s Doomsday / C’est l’apocalypse, Dieu merci !

La décentralisation n’est vraiment pas un changement facile à appréhender. Imaginez vous en 1995, dans les premiers jours de l’Internet. Auriez-vous pu envisager toutes les utilisations potentielles de la technologie et les conséquences qu’elle allait avoir ? À cette époque, il y avait même des acteurs majeurs de l’industrie de la technologie qui étaient complètement à coté de la plaque :

  • Robert Meltcafe pour Infoworld, 1995 :

« Je prédis que l’internet va bientôt exploser spectaculairement comme une supernova ; en 1996 une catastrophe provoquera l’effondrement du réseau. »

  • Warring Partridge pour Wired, 1995 :

« La plupart des projets qui réussissent ne requièrent pas de former à nouveau 250 millions d’individus. »

Il est facile de rire d’eux aujourd’hui mais avant ça demandez vous si vous n’êtes pas en train de faire exactement la même chose avec la décentralisation.

Ma première audience pour cette article, ce sont les gens qui ont lu deux articles dans des medias grand public avant de conclure sur l’inutilité de la décentralisation. Laissez-moi compléter la trinité avec un avis informé.

Les médias grand public sont là pour promouvoir des contenus émotionnels qui font réagir : essentiellement, ce sont des dealers de dopamine. Ils ne sont pas là pour vous aider à apprendre et à vous développer ; ils sont les seuls responsables de leur agonie.

Pour ma part, je ne suis qu’un de vos compatriotes âgé de 26 ans avec une passion pour l’écriture et du temps pour l’exercer. Je n’ai rien à vous vendre mais simplement un but : aidez les gens à réaliser ce qu’il est en train de se passer afin qu’ils puissent en prendre part.

J’ai testé le brouillon de cet article sur des gens de tout âge: pour 15 minutes  de votre attention, il vous permet d’acquérir une grille de lecture qui vous laissera voir la décentralisation pour ce qu’elle est : les prémisses d’un nouvel ordre mondial.

Le changement est difficile, effrayant et déroutant. Il détruit vos références précédentes et vous laisse dans un monde où tout redevient inconnu et imprédictible. Cela demande du travail pour s’adapter, mais plus vous commencez tôt, plus cela sera aisé ; exactement comme pour Internet.

N’hésitez pas à partager cet article avec vos amis les plus enthousiastes mais surtout les plus sceptiques !

La décentralisation est un spectre pluridimensionnel

C’est un évidence pour certain, mais c’est un fait à rappeler : la décentralisation n’est pas un état (centralisé ou décentralisé), c’est un spectre. À un extrême, on a les systèmes les plus centralisés comme nos systèmes monétaires, avec une Banque « Centrale » qui décide d’à peu près tout. À l’autre bout du spectre, ce sont les systèmes les plus décentralisés, comme la langue anglaise par exemple. Je détaille cet exemple plus bas

Avant de commencer, voici une infographie intéressante qui vous donne un aperçu du degré de centralisation de différentes industries :

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Merci à Lillian Wei, Source

Maintenant, on peut passer à la seconde notion indispensable pour bien comprendre notre enjeu : les différentes dimensions de la décentralisation.

Seulement voilà, il n’y a pas qu’une seule typologie de ces dimensions mais plusieurs. Pour garder les choses simples, je vais utiliser celle proposée par Vitalik Buterin, le co-fondateur d’Ethereum qui est l’un des projets les plus importants développant l’infrastructure de la décentralisation. Il propose trois dimensions :

1. La dimension architecturale

Cette dimension est la plus facile à comprendre parce qu’elle traite d’objets physiques : les appareils, les serveurs, les trucs ! En une phrase, la dimension architecturale traite des éléments de base du réseau, qu’on appelle les nœuds (nodes).

Pour maximiser la décentralisation architecturale, il faut multiplier le plus possible les nœuds du réseau et les répandre partout dans le monde.

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Représentation graphique des transactions sur le Tangle (IOTA). Voir en direct

Afin de déterminer à quel point un système est architecturalement décentralisé, posez-vous les deux questions suivantes :

  • Combien d’appareils font tourner le réseau ?
  • Sont ils concentrés dans une zone géographique ou répandus sur le globe ?

2. La dimension politique

La politique, c’est une affaire de pouvoir. Cette dimension couvre le système de décision du protocole. Les protocoles les plus centralisés politiquement sont ceux où une personne prend toutes les décisions. À l’autre bout du spectre, vous trouverez de nombreux acteurs se partageant des responsabilités équivalentes.

Dans les systèmes les plus politiquement décentralisés, l’écart est minimal entre l’influence de l’acteur le plus important et celui le plus faible. Dans un système avec une décentralisation politique totale, chaque acteur a le même poids.

Voici quelques questions pour vous aider à déterminer vers quel bout du spectre penche un système donné :

  • Combien de personnes sont impliquées dans les décisions ?
  • Comment est réparti le pouvoir ? Quels sont les critères utilisés pour déterminer l’influence de chaque participant ?
  • Le système propose t-il des moyens pour faire réviser les décisions déjà prises / faire appel ?

3. La dimension logique

Celle-ci est la plus complexe des trois mais pas de panique ! On va y aller en douceur et étudier plusieurs exemples pour bien la comprendre.

Dans les mots de Vitalik, cela donne ça :

« Est-ce que votre système ressemble plutôt à une seul élément, comme un monolithe ou plutôt à une masse informe ? »

En bref, cette dimension s’intéresse aux différences entre les nœuds du réseau. S’ils sont tous pareils, c’est un système qui penche vers l’extrême le plus logiquement centralisé.

Passons aux exemples, ils sont bien plus parlant !

Une démocratie directe

  • L’architecture d’une démocratie directe est plutôt centralisée: il n’y a que quelques endroits (nœuds) où les choses se passent — le parlement, les chambres…
  • Malgré la centralisation architecturale, le pouvoir de décision est réparti dans une démocratie directe, c’est donc bien un protocole politiquement décentralisé.
  • Il n’y a cependant qu’un seul gouvernement qui émet un ensemble de lois — un seul gros «élément » plutôt qu’une myriade de nœuds divers — c’est un système à forte centralisation logique.

Nation contre Fédération

  • Tout comme la démocratie directe, les deux sont des systèmes centralisés en terme d’architecture. Il n’y a que peu de nœuds par rapport à l’ensemble de la population affectée par les décisions.
  • Les deux tendent également vers une centralisation politique très forte. Le président/l’assemblée/les représentants élus ou non concentrent l’essentiel du pouvoir de décision. Ils n’ont aucun compte à rendre (pendant leur mandat) et vous ne pouvez pas changer de président au bout de deux ans, même s’il est avéré que celui-ci a menti sous serment, nuit aux intérêts du pays ou détourné de l’argent public (Bonjour Mr. Trump). La fédération peut être un peu moins centralisée que la nation, mais ça reste assez proche.
  • Là où les choses deviennent intéressantes c’est au niveau de la dimension logique. Une nation, c’est un gros monolithe bien centralisé logiquement. De l’autre coté, une fédération c’est un ensemble de différent acteurs qui souhaitent préserver leur souveraineté et différence tout en agissant dans un but commun — un bon exemple d’un système qui présente une décentralisation logique forte.
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Aperçu de la centralisation de divers protocoles (Source: Vitalik Buterin)

La langue Anglaise

Note : Par fidélité pour l’article original que j’ai écris en Anglais, j’ai gardé l’Anglais comme exemple. Cependant ce que je dis là peut s’appliquer à toute langue parlée par un grand nombre de personnes. Cela marche donc tout aussi bien avec le Français !

  • Au niveau de l’architecture, on est proche de la décentralisation maximale possible : considérant l’Anglais comme protocole, chaque personne parlant Anglais est un nœud. Bonne nouvelle ! Les locuteurs anglais sont très nombreux et répartis partout autour du monde.
  • D’un point de vue politique, c’est moins évident au premier abord. Oui, il y a des institutions officielles qui publient des grammaires et des dictionnaires. Mais la grammaire n’est pas loi, le choix de la suivre ou non se fait à votre discrétion. Le véritable langage Anglais (celui que les linguistes étudient), ce n’est pas celui décrit dans les livres, c’est celui que les gens parlent, même s’ils prennent des libertés avec la grammaire ou la syntaxe. La langue Anglaise est donc un système qui présente une grande décentralisation politique.
  • Enfin sur la dimension logique là encore on est proche de la décentralisation maximale possible. Deux locuteurs Anglais qui viennent de deux pays différents (voir régions) ne parlent pas le même anglais. En outre, de nombreuses variations locales de l’Anglais existent: l’Anglais de la couronne, l’Anglais Américain, le Globish, mon favori le Frenglish…

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UTILISER LE SPECTRE PLURIDIMENSIONNEL DE LA DÉCENTRALISATION

Chaque dimension est indépendante des autres. Parfois, il y a même des grands écarts : un système peut être très centralisé sur une dimension, et extrêmement décentralisé sur une autre. Cette fois-ci encore, un exemple rend la chose plus parlante.

ÉTUDE DE CAS : AMAZON WEB SERVICES

Amazon Web Services propose des infrastructures clouds à louer aux entreprises. En bref ce qu’ils vendent c’est de la puissance de calcul et du stockage.

  • Au niveau de l’architecture, ils n’ont pas le choix : ils doivent être décentralisés, idéalement le plus possible. En effet, en tant qu’hébergeur leur service se doit d’être fiable. Pour cela, ils multiplient les serveurs : la redondance construit la résilience. En outre, à la fois pour des raisons de sécurité et de performance, les serveurs doivent être les plus proches possibles des clients finaux — il en faut donc partout dans le monde. Pas de panique si vous n’avez pas tout suivi, je reviens plus bas sur l’intérêt d’une architecture décentralisée pour la sécurité et la performance.
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Emplacement des principaux datacenters AWS. Source: AWS.
  • Par contre d’un point de vue politique, c’est tout l’inverse — une centralisation quasi maximale. Amazon peut refuser de vous servir sans avoir à motiver son choix, peut supprimer vos fichiers (s’ils sont illégaux par exemple) et la communauté des utilisateurs AWS n’a aucun droit de regard sur le développement de la plateforme.
  • Enfin d’un point de vue logique là encore c’est très centralisé. AWS est une société plutôt monolithique.

DES EFFORTS QUI EN VALENT LA PEINE ?

Maintenant qu’on est au point sur les trois dimensions de la décentralisation, vous vous demandez peut être pourquoi se casser la tête avec tout ça ? C’est vrai que les systèmes décentralisés ont tendance à être complexes et plus difficiles à gérer que des systèmes classiques : ils ont plein d’éléments différents qui les composent, une transparence qui n’est pas un devoir ou un vœu pieux mais un état de fait (blockchain publique), et les grandes décisions nécessitent un consensus.

Des systèmes efficaces pour faire des calculs ?

Tous ces impératifs listés plus haut alourdissent et ralentissent le système, non ? Alors pourquoi s’embêter ? En effet, d’un point de vue de la pure efficacité technique, les systèmes centralisés sont loins devant les systèmes décentralisés.

En réalité, c’est même bien pire que ça. C’est dur de trouver une comparaison qui a du sens. Je vais prendre le prix de d’une puissance de calcul équivalente qui à le mérite d’être simple.

Actuellement, le ratio entre le coût d’un calcul donné sur un système traditionnel (Amazon AWS) et un le même calcul fait sur le Ethereum World Computer est d’environ un million. Pas besoin de me faire confiance, vérifiez par vous-même. Ça fait peur hein ?

Et bien… pas vraiment. D’abord, il est bon de se rappeler à quel point les calculs sont devenus peu chers lors des dernières décennies. On arrive à un stade ou même 1€ dépensé sur AWS correspond déjà à une puissance phénoménale. Cette page propose plusieurs infographies super bien faites pour visualiser l’augmentation des puissances de calcul et stockage.

visualisation evolution de la puissance de calcul et taille des disques durs
La capacité des disques durs a grandement augmenté, pour une taille de plus en plus faible. Source

Et puis il faut quand même se poser la question : est-ce que cette comparaison a un sens ? Elle nous aide à mieux cerner l’état encore balbutiant de la technologie, mais c’est à peu prêt tout.

Lorsque l’on fait le choix de décentraliser un système, ce n’est pas pour la performance. On le fait pour les avantages que la décentralisation apporte. Cela permet de créer de nouveaux types de services qu’on ne pouvait tout simplement pas créer sans décentraliser.

Les avantages de la décentralisation

Pour faire simple, les systèmes décentralisés présentent des caractéristiques qui leur ouvrent un large champs de potentiel cas d’utilisation. On va détailler les principaux avantages un par un.

EFFICACITÉ

Dans certain cas, construire un système décentralisé est tout simplement le plus efficace (cf AWS), c’est la meilleur réponse à votre besoin. Prenons un exemple absurde mais parlant : la distribution des bureaux de poste en France est décentralisé. Ce ne serait pas efficace d’avoir une seul énorme bureau de poste à Paris.

Il y a une autre notion utile qui joue un grand rôle dans l’efficacité des systèmes : la capacité de réserve (spare capacity). Prenez des gens qui possèdent déjà une ressource (comme une voiture ou une maison) mais qui ne l’utilisent que 10 % du temps. Ainsi plutôt que de construire votre propre infrastructure pour votre service, vous pouvez vous contenter d’utiliser celle déjà existante : avec Uber et Airbnb, on a désormais tous une compréhension pratique de ce concept.

TOLÉRANCE AUX DÉFAILLANCES

Comme tout est redondé dans un système décentralisé, le risque que l’ensemble du système faillisse est bien plus faible que pour un système centralisé. C’est précisément pourquoi les hébergeurs web (comme AWS) décentralisent leur architecture. Mais ce ne sont pas les seuls à bénéficier de la tolérance au défaillances : considérez par exemple le réseau de production et de distribution d’électricité.

Il y a une autre notion très parlante pour comprendre pour les systèmes décentralisés sont plus résilients, c’est le SPOF — Single Point of Failure / Point unique de défaillance. Cela qualifie un élément du réseau qui n’est pas redondé : s’il venait à lâcher, il entraînerait tout le réseau avec lui, d’où le nom.

Si vous me suivez toujours, vous devriez faire le lien : comme tout est redondé dans un système décentralisé, il n’y a pas de SPOF. S’il y a un SPOF, cela signifie qu’il y a donc quelque part un élément central/unique (qui pourrait lâcher) ; ce n’est donc pas un système décentralisé.

RÉSISTANCE AUX ATTAQUES

La résistance aux attaques, c’est un affaire d’équilibre entre le coût et les bénéfices espérés. Il n’y a pas de système inattaquable. Ce qui existe réellement par contre, ce sont des systèmes qui sont trop coûteux à attaquer pour en valoir la peine.

Il faut également considérer les gens qui voudraient attaquer un système pour une autre raison que le profit immédiat : un concurrent qui chercherait à plomber le système par exemple. Même dans ce scénario, les ressources que l’attaquant doit mettre en œuvre sont immenses, et il n’a aucune garantie de réussir. Il est par contre certain de perdre énormément d’argent en essayant.

Il y a un autre fait important à prendre en compte : comme le réseau est réparti sur de nombreux appareils différents, même dans le cas où un attaquant prendrait le contrôle d’un appareil, il n’aurait accès qu’à un fragment très restreint de l’ensemble des données.

RÉSISTANCE À LA COLLUSION

L’idée de la résistance à la collusion est d’empêcher un sous-groupe du système de prendre le contrôle sur celui-ci afin de le détourner pour son intérêt propre, au détriment du reste des acteurs. L’exemple extrême de collusion c’est un monopole : un acteur gagne un avantage injuste et l’utilise pour imposer ses vues sur l’ensemble d’un marché.

Par exemple, nos démocraties modernes ont une résistance à la collusion véritablement pitoyable : l’intérêt commun du système (le bien-être du pays et de ses habitants) est fréquemment, certains diraient même systématiquement, détourné aux profit d’un sous-groupe (disons les entreprises) pour leur propre bénéfice. (€€€)

Conclusion

La décentralisation est un concept de haut-niveau, mais il est indispensable à cerner pour comprendre l’intérêt de la blockchain. Maintenant que vous êtres des pros, je vous invite à aller plus loin en vous intéressant aux projets décentralisés qui sont en plein développement pour mieux comprendre ce que cela permet de faire :

  • Blockchain, gouvernance et énergie ? : Un fascinant échange entre un profil plutôt technique — Remy Bourganel de Brickchain et une personne tout simplement épatante par sa connaissance des dimensions juridiques du sujet couplée à une très bonne compréhension de la technique — Primavera De Filippi. 1h40 qui valent largement la peine !
  • Toute la chaine ThinkerView, ça ne traite pas forcément de crypto, mais ça va vous permettre de mieux comprendre tous les domaines que la crypto peut transformer: politique, légal, sécurité, données… Les gars font un travail de monstre, n’hésitez pas à leur faire savoir s’ils vous apportent quelque chose.
  • Vitalik Buterin qui explique ce qu’est Ethereum pour monsieur tout le monde. Anglais [03:51]
  • Charles Hoskinson expliquant l’approche de l’équipe de Cardano et ce qu’ils veulent accomplir. Anglais [1:02:49]
  • NEO expliqué par son créateur Da HongFei. Anglais [16:04]

Les contenus cryptos qualitatifs en Français se font rares. Si vous connaissez des publications/vidéos FR de qualité, n’hésitez pas à les partager en commentaire.

Vous avez peut être raté le virage de l’internet mais cette fois-ci vous arrivez au bon moment : on commence à peine ! C’est maintenant qu’il faut se renseigner, lire et devenir expert sur le sujet afin d’être à même de reconnaître et saisir les opportunités lorsqu’elles se présenteront.

J’espère que cet article aura contribué à votre compréhension du changement de paradigme apporté par la blockchain et les autres livres de compte (ledgers) décentralisés : la possibilité de développer des protocoles véritablement décentralisés à grande échelle.

Prêt à franchir le pas ? Voici un autre article pour passer sereinement à la prochaine étape : NAVIGUER LE CRYPTOMONDE : LE GUIDE POUR REPÉRER LES ARNAQUES ET SHITCOIN

À propos de l'auteur

Brice Berdah
Brice Berdah

Instigateur et premier rédacteur d'EcoCrypto.fr

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